Chroniques de la construction d'un paquebot sur les bords de la Meuse.
![]() Un bateau, c'est toute une équipe ! |
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![]() ![]() Heureusement pour les ouvriers de Beez, ils s'en sont sortis. Les jours noirs commencent à être oubliés. |
![]() En entrant dans le grand hangar, la première chose que je remarque est la fine et élégante pointe de l'étrave. Cette tôle longue et élancée, entourée de superstructures me fait penser à un immense et bizarre oiseau préhistorique qui se serait posé au bord du fleuve. A ses côtés, les gerbes de flamme des postes de soudure soulignent le côté étrange de la chose. ![]() |
![]() C'est l'époque où les chantiers "Meuse et Sambre" ont énormément travaillé pour l'Afrique centrale et l'Asie. De nombreux bateaux construits à Beez parcourent encore ces fleuves exotiques : pousseurs, barges, bateaux-courriers et hopitaux, ferry-boats. Les chantiers ont également réalisé la coque de deux grands voiliers pour un armateur suédois. Ces clippers, comme le "Flying Star" ci-contre, effectuent des croisières dans les Antilles.
Beez a aussi construit à cette époque des vedettes rapides en aluminium pour l'armée et des vedettes de douane (photo ci-dessous). Le groupe CHANIC a revendu ses parts en 1988 au holding BSC (Belgian Shipbuilders Corporation), qui regroupait une bonne partie des chantiers navals belges. BSC et ses chantiers ont disparu il y a trois ans. "Meuse et Sambre" a retrouvé de nouveaux actionnaires et, au même moment, a obtenu la commandes des trois bateaux "Alsace Croisières". Avec le début d'un nouveau souffle pour la voie d'eau, c'est une renaissance pour une entreprise presque centenaire.
![]() Les chantiers viennent d'acquérir une deuxième grande grue qu'ils sont en train d'assembler. Un fameux pari sur l'avenir ! |